J'ai tout pour être heureuse. J'ai une famille magnifique, parfois relou sur les bords (quelle famille ne l'est pas ? ), j'ai des amis fantastiques, j'ai un chéri fabuleux, j'ai des Kardeş en Or, je fais des études de droit/philo dans une fac de renommé et pourtant ... Il n'empêche que quand je ferme les yeux pour m'endormir, j'ai ce goût amer qui me reste. Il y a ces gens qui traverse ta vie et que plus jamais tu ne veux qu'ils la quittent. Il y a toujours cette Espoir d'après la pluie vient le beau temps. Pourtant dans une vie, il y a plus de pluie que de beau temps. Il y a plus de souffrances que de sourires et enfin il y a plus de tristesse qu'il y a de joie. Il y a plus de prise de tête que de moments passif. J'ai beau essayé de tout passer sous silence, ne pas me plaindre, garder pour moi mes plus grandes souffrances, vient toujours le temps des regrets et des remords. Je n'ai rien a envier a personne comme personne n'a rien a m'envier. Je suis simple peut-être ou peut être pas. J'ai de la culture peut-être ou peut-être pas. Il y a bien longtemps que je n'écrivais. Pourtant j'en ai des choses a dire. Parfois j'aimerai oublier des parcelles de ma vie. Impossible. Plus tu essaies d'oublier plus tu y penses. Moi qui crois ne plus y penser, je fini par en rêver. C'est horrible cette sensation au réveil. Tout va bien dans ta vie ... mais en fait tout va mal. Tout va dans le sens inverse des choses. On ne dirige pas sa vie, quoi qu'on en dise ... Tu aura beau me faire croire que j'ai fais ce choix, si j'avais le choix entre la torture ou la torture qu'est-ce-que j'aurai pu choisir d'autre ? Tu pourras insister sur le fait que oui je suis une pseudo "philosophe", que comme bon philosophe qui se respect je me pose énormément de questions inutiles, mon cerveau est sans cesse en marche; même la nuit ... surtout la nuit. La nuit c'est le moment où tout est différent. Tu me dira la nuit et le jour c'est comme le bien ou le mal. A croire qu'on vit en opposant les choses. Toutes les choses, tout le temps. Je n'écris ni pour toi, ni pour un autre. J'écris parce que j'en ai besoin. Il y a longtemps que je ne savais plus quoi dire, quoi écrire, critiquer, vanter.
Je respect ces artistes qui écrivent pour eux, pour nous. Je respect ces voyous qui volent pour eux ou pour rien. Je respecte ces braves gens tranquilles qui essaient de se construire. Je respecte ces gens qui font plusieurs personnages en un, qui sont à la fois voyou, à la fois travailleur et à la fois artiste; à la fois silencieux et à la fois bavard; à la fois triste et à la fois heureux. Je respecte ceux qui me lisent, ceux qui ne voient pas l'utilité de mes textes, de mes questions, de mes préoccupations, ceux qui me comprennent et ceux qui ne me comprennent pas, ceux qui m'admire et ceux qui ne se soucient pas de moi.
Je remercie malgré tout ceux qui m'ont ouvert les yeux, qui m'ont trahis (je ne vous remercierai jamais assez de m'avoir prouver que je valais mieux que vous), ceux qui m'ont mentis (je n'aurai jamais autant considéré la vérité). Enfin merci à toi que je n'oublie pas, qui pendant des mois pas permis d'avancer, qui pendant des mois m'a supporté, qui pendant des mois m'a fait sourire même si "un sourire ça montre pas ce que j'ai dans le coeur" (*). Tout ceci n'est qu'éphémère. Un jour tout rentrera dans l'autre quand le temps m'aura laisser le temps d'apprendre à le gérer...